ACCUEIL ET PRESENTATION
Présentation :
> L'association VIADUC
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La bonne gouvernance
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Le rôle des conseils d'administration
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La gouvernance d'entreprise
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L'administrateur indépendant

 

L'association VIADUC

L'association VIADUC est née de la volonté de transformer les désirs de réforme des modes de gestion globale de l'entreprise en réalité. L'association, par la mise en relation des sociétés et administrateurs indépendants, vise à donner aux sociétés les moyens de mettre en pratique les principes de la nouvelle gouvernance d'entreprise, et aux administrateurs l'opportunité d'exercer leur savoir-faire dans un cadre stimulant et en toute indépendance.

L'association VIADUC est aussi un carrefour de réflexion sur les tenants et aboutissants de la nouvelle gouvernance. A travers assemblées générales, groupes de travail et commissions, rencontres autour d'une personnalité, colloques, événements, VIADUC a l'ambition de créer un courant et une synergie voués au développement d'un meilleur exercice du pouvoir de d
écision stratégique au cœur des entreprises.

Lieu d'action :
le conseil d'administration.

Principe d'action :
celui de la corporate governance, ou gouvernance d'entreprise.

Acteurs centraux du dispositif :
les administrateurs indépendants, et les entreprises disposées à s'ouvrir à ce mouvement de réforme en accueillant au sein de leur conseil d'administration ces administrateurs prêts à jeter un regard nouveau, débarrassé de tout préjugé et de tout intérêt parasite, pour se concentrer sur les principes et les résultats d'une gestion efficace.

Les principes de la nouvelle gouvernance d'entreprise émanent ainsi non seulement du désir d'optimiser le rôle des conseils d'administration, mais aussi, plus pragmatiquement - et parce que d'amères expériences en ont prouvé l'utilité - du besoin de lutter contre l'erreur volontaire ou la fraude.

Un bon système de régulation n'élimine pas à lui seul tous les risques relatifs à la gouvernance des entreprises.
N'oublions pas qu'au cœur des conseils, au cœur du système de direction même, il y a des hommes.

VIADUC part du principe que le rétablissement de la confiance passe par l'établissement d'hommes intègres et indépendants au sein des conseils d'administration. L'association s'engage à faire progresser la réflexion sur la gouvernance et ses résultats, en plaçant au cœur du système des hommes compétents, et surtout indépendants.

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La bonne gouvernance
(extrait du rapport Bouton-MEDEF)

" Les événements récents posent la question fondamentale de la responsabilité des acteurs (dirigeants, Conseils d'administration, contrôleurs, régulateurs …).
Ces événements ne se sont pas produits dans un monde déréglementé. Aux Etats-Unis notamment, règles et normes sont fort abondantes, extrêmement détaillées et leur violation est lourdement sanctionnée. Ce qui est en cause est moins la règle que son esprit, moins la norme que les comportements. Non qu'il ne faille réglementer, mais les règles formelles et leur respect apparent ne suffisent pas. Le bon fonctionnement des entreprises nécessite de la part de l'ensemble des acteurs l'application loyale et la mise en œuvre de bonne foi des " règles du jeu ", ce qui implique que leurs objectifs soient compris et acceptés par tous.
Le groupe de travail est en effet convaincu que l'évolution des comportements individuels et collectifs dans le cadre des " meilleures pratiques ", est la plus sûre garantie de l'amélioration du gouvernement des entreprises, dès lors que ces pratiques s'appuient sur les principes fondamentaux que sont la responsabilité personnelle, la transparence et l'intégrité dans l'action, principes qui constituent les exigences permanentes s'imposant à l'ensemble des acteurs de la vie économique. "

Les faillites spectaculaires de quelques grandes entreprises (Enron ou Worldcom aux États-Unis, Swissair en Suisse) ou les pertes abyssales de certaines autres (Vivendi ou France Télécom en France) ont suscité de grandes inquiétudes au sujet du bon fonctionnement des entreprises capitalistes. L'affaire Enron a soulevé des questions fondamentales. Elle montre de façon frappante ce qui peut se produire lorsque la gouvernance fait défaut. Elle a également amené à se questionner sur les éléments tout aussi importants que sont la fiabilité de l'information financière, l'indépendance des auditeurs, le rôle des autorités de réglementation de la Bourse, des directions d'entreprise et des conseils d'administration, les conflits d'intérêts, la fraude pure et simple, et, bien sûr, toute la question de l'éthique dans le domaine des affaires.

La gouvernance d'entreprise n'est pas juste un ensemble de précautions réglementaires ou structurelles. C'est avant tout une culture. Une culture assurant une compréhension commune des rôles de la direction et du conseil d'administration. Une culture dans laquelle les deux parties respectent le rôle de l'autre. Une culture de dialogue et de communication ouverte et continue. Et une culture dans laquelle le conseil d'administration exerce un leadership fort. " En fin de compte, la gouvernance d'entreprise est une question de personnes, de personnes qui font ce qu'il convient de faire, et non pas simplement ce que les règles leur disent de faire. "
Il semble que la réponse ne doit pas se trouver dans un accroissement des contraintes légales et réglementaires, mais dans des adaptations spontanées de ceux qui sont directement concernés.

Il s'agit ici non pas de la gouvernance que les entreprises souhaitent, pour leur confort, imposer à autrui (gouvernement des états, du service public, de l'école, des syndicats, des actionnaires, des banquiers, des consommateurs etc.) mais de la gouvernance propre de l'entreprise, partie prenante des ressources disponibles et des difficultés courantes de toute collectivité

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Le rôle des Conseils d'administration

Les CA ne sont plus seulement des " chambres d'enregistrement ", pas seulement des outils de validation de décisions prises par ailleurs. Les CA ne sont pas subordonnés ou soumis à la direction exécutive d'une société. Car c'est cette absence de collaboration étroite entre le Conseil d'Administration et la direction qui a conduit certaines entreprises à leur perte.

Les CA n'ont pas vocation à ratifier sans pouvoir de critique ou d'amendement les décisions déjà prises en petit comité. Les CA sont de véritables instances de pilotage, de décision, de réflexion stratégique à long terme engageant tous leurs membres, et de contrôle.

Alors qu'il était inconcevable que les conseils d'administration puissent agir à l'encontre des intérêts de l'entreprise, certaines " affaires " ont révélé que ces organes de direction, mal soutenus par des auditeurs mal intentionnés, ou qui n'avaient simplement pas les moyens (défaut d'information, absence de pouvoir de persuasion, etc.) de leur action, ont pêché dans la tâche de direction de l'entreprise. Escamotage de données, falsifications, abus de biens sociaux, défaut d'intérêt pour les résultats à long terme, abus des actionnaires, etc., sont autant de pratiques perverses auxquelles ont été conduits certains conseils d'administration. Ils ont parfois entraîné dans leur chute leur société et des cabinets de conseil trop peu vigilants.

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De la corporate governance à la gouvernance d'entreprise

La " corporate governance " est non seulement un concept, mais aussi un puissant courant d'opinion qui s'est développé en Angleterre et aux Etats Unis en réaction à une série de scandales. Aux Etats Unis ce fut en particulier les " Savings & Loans " ou l'affaire Enron, en Angleterre les affaires Maxwell, Poly Peck et BCCI. La notion s'est répandue en France lorsque les affaires qui ont ébranlé les secteurs bancaires et d'assurance ont démontré que les contrôles du droit français étaient aussi inefficaces que lourds et pénalisants.

Les rapports Viénot I (juillet 1995, intitulé " Le Conseil d'Administration des sociétés cotées ") et II (juillet 1999, " Rapport sur le gouvernement d'entreprise ") dont le premier est reçu avec un certain scepticisme, acclimatent la réflexion sur la " corporate governance " telle qu'elle se développe aux Etats-Unis au contexte français.
Dans les deux cas, il s'agit d'une initiative des entreprises elles-mêmes, soucieuses de préciser certains principes de bon fonctionnement et de transparence propres à améliorer leur gestion et leur image auprès du public et des investisseurs.

De nombreuses définitions, concurrentes ou complémentaires, de la gouvernance d'entreprise, fleurissent. Si l'on tient compte du rôle central du dirigeant, on peut dire qu'il s'agit de l'ensemble des mécanismes qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, autrement dit, qui " gouvernent " leur conduite et délimitent leur espace discrétionnaire. La gouvernance d'entreprise induit plus de contrôle, plus de rationalité des décisions, une meilleure prise en compte du long terme, etc.

Une des solutions qui a souvent été envisagée, comme alternative à plus de réglementation externe (pour couper l'herbe sous le pied des législateurs) : l'indépendance des administrateurs vis-à-vis des dirigeants, comme moyen pour ceux-là d'agir de manière informée, rationnelle, pragmatique, et surtout dans l'intérêt de tous, de l'actionnaire au dirigeant en passant par les salariés.
Ce qui est remarquable dans le courant de la gouvernance d'entreprise, c'est qu'elle est une initiative issue des organes de direction des sociétés elles-mêmes, une forme de rationalisation et de responsabilisation des dirigeants, exécutifs et administrateurs compris.
La gouvernance d'entreprise se rattache bien entendu à la préoccupation générale de la gouvernance qui vise à fixer des règles de comportement, voire des objectifs équitables aux collectivités humaines.

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Qu'est-ce qu'un administrateur indépendant ?

Dans un monde qui évolue rapidement, les Conseils d'Administration sont appelés à devenir davantage encore des lieux stratégiques de réflexion et de décision sur le développement de l'Entreprise. La nouvelle gouvernance d'entreprise implique la participation d'Administrateurs responsables et conscients de l'importance de leur rôle et des exigences de ce Gouvernement de l'entreprise.

Partant du constat que la place prise par les administrateurs indépendants en Amérique est un phénomène qui s'étend progressivement en France, par la voie de la culture d'entreprise colportée par les multinationales, les fondateurs de VIADUC souhaitent mettre à disposition de ces entreprises un outil non-contraignant d'amélioration des conditions de gouvernement d'entreprise.

VIADUC est une association assurant de fait la promotion de cette nouvelle méthode qui, si elle n'est pas appelée à révolutionner le capitalisme, peut du moins - les premiers bénéfices ont déjà été constatés - contribuer à le réformer de l'intérieur.

Sans attendre une législation plus stricte ou contraignante - laquelle signifierait nouveau désaveu de l'outil libéral - VIADUC est un outil de responsabilisation des acteurs économiques.

Le rapport Viénot définit ainsi l'administrateur indépendant et les conditions nécessaires du plein exercice de ses fonctions.

" L'information préalable et permanente des administrateurs est une condition primordiale du bon exercice de leur mission ".

" Par administrateur indépendant, il faut entendre non pas seulement administrateur " non exécutif"- c'est-à-dire n'exerçant pas de fonctions de direction dans la société ou dans son groupe - mais encore dépourvu de lien d'intérêt particulier (actionnaire significatif, salarié, autre) avec ceux-ci. Dans un esprit de simplification, la définition de l'administrateur indépendant s'énonce de la manière suivante : " un administrateur est indépendant de la direction de la société lorsqu'il n'entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la société ou son groupe qui puisse compromettre l'exercice de sa liberté de jugement "

Le rapport Viénot fixe à " au moins un tiers " la proportion d'administrateurs indépendants au sein du Conseil d'administration, de manière à rendre leur influence significative. Les administrateurs indépendants ne doivent pas être, en effet, de simples cautions morales ou gages formels de bonne conduite. Leur importance et l'utilité de leur présence se mesurent à leur marge de manœuvre, à la qualité de leurs interventions et à l'influence de leurs réflexions et propositions sur le Conseil.


Les critères de l'indépendance de l'administrateur :

Ils sont détaillés par la charte du comité d'éthique de l'association, sont strictement infrangibles, et ne souffrent pas d'exception.
Tous ces critères explicitent - en détail, pour lever toute ambiguïté - les principes énoncés ci-dessus par le rapport Viénot. Ils visent à garantir la distance critique et la qualité du jugement de l'administrateur, et engagent sa responsabilité morale.
D'après la charte de l'association VIADUC, tout conflit d'intérêt est exclu.

L'indépendance des administrateurs est garantie par quelques critères simples et efficaces.

1. L'administrateur ne doit être ni mandataire social, ni salarié actuel de la société à laquelle il est affecté (ou au cours des cinq dernières années).

2. Il ne doit pas être administrateur " croisé ", c'est-à-dire mandataire social d'une société dans laquelle la société détient directement ou indirectement un mandat d'administrateur ou dans laquelle un salarié désigné en tant que tel ou un mandataire social de la société (actuel ou l'ayant été depuis moins de cinq ans) détient un mandat d'administrateur.

3. Il ne doit être ni client, ni fournisseur, ni banquier d'affaires ou de financement significatif ou représentant une part significative de l'activité de la société ou de son groupe, ou pour lequel la société ou son groupe représente une part significative de l'activité.

4. Il ne doit entretenir aucun lien familial proche avec un mandataire social.

5. Il ne doit être, ou avoir été au cours des cinq dernières années, ni associé, ni collaborateur actuel de Commissaires aux comptes, ni auditeur de l'entreprise (article L 225-225 du Code de Commerce).

6. Il ne doit pas être administrateur de l'entreprise depuis plus de douze ans.

7. S'il est actionnaire:
- Inférieur à 10 % : indépendant s'il ne participe pas au contrôle.
- Supérieur à 10 % : examen par le conseil, selon la composition du capital et l'existence de conflits d'intérêts potentiel


C'est la composition d'un conseil d'administration qui fait sa qualité et garantit au premier chef son bon fonctionnement : les administrateurs doivent bien entendu être intègres, comprendre correctement le fonctionnement de l'entreprise, être soucieux de l'intérêt de tous les actionnaires, s'impliquer suffisamment dans la définition de la stratégie et dans les délibérations pour participer effectivement à ses décisions, qui sont collégiales, pour ensuite les soutenir conformément à son engagement.

Un Conseil doit ainsi être un savant dosage de compétence, d'expérience et d'indépendance au service de l'intérêt de la société et de ses actionnaires.

La compétence et l'expérience sont les qualités fondamentales des administrateurs. Ces derniers doivent maîtriser les enjeux stratégiques des marchés où intervient l'entreprise, ce qui n'est pas possible sans une connaissance précise et documentée des métiers de cette entreprise.
Les administrateurs indépendants ne diffèrent pas des autres administrateurs dans les principes de leur action. Leur existence n'est ni désaveu ni remise en cause du statut naturel d'administrateur " exécutif " par exemple. Tous agissent de concert dans l'intérêt de la société et de ses actionnaires. La qualification d'indépendant ne vise que la situation objective d'un administrateur qui est réputé ne pas avoir de conflit d'intérêts potentiel avec la société.

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